Le 13 Décembre 2006 par Jérôme

Un nouveau poste est à la mode dans l’organigramme des directions des systèmes d’information, celui de Business Continuity Officer (BCO). Rendons grâce à cette fonction, il ne s’agit pas d’un effet de mode mais bel et bien d’une prise de conscience des entreprises de la nécessité de confier à un responsable identifiée la charge de gestion des plans de secours et de reprise d’activité. On ne peut que louer cette tendance qui appelle deux réflexions. D’une part en matière politique, à l’instar des Responsables de la Sécurité des Systèmes d’Information, le BCO gagnerait à être détaché de la DSI et à rendre compte directement à la Direction Générale. Non seulement sa responsabilité exige une approche transversale qui dépasse le cadre des systèmes d’information, mais en outre il n’est jamais bon de négocier ses budgets auprès d’ un décisionnaire, le DSI, qui est ça la fois juge et partie. La Direction Générale doit in fine prendre la responsabilité du budget octroyé duquel dépendra dans une large mesure la robustesse des plans de secours et de continuité. D’autre part, en matière de budget, espérons que ces BCO disposent de solides connaissances non seulement de sécurité, mais surtout de technologies d’accès ! C’est dans ce domaine qu’ils trouveront réponse à divers problématique pour leurs plans de continuité. S’il faut donner un accès rapide au système d’information indépendamment de l’infrastructure disponible, les solutions existent. A condition de les avoir appliquées dans l’entreprise avant toute catastrophe. Le plus simple pourrait bien être la mise en place d’une politique d’accès aux applications en tout lieu à tout instant, via par exemple des clients légers. Si l’entreprise fonctionne ainsi, assurer la continuité d’activité suite par exemple à l’indisponibilité de ses locaux ne suppose plus qu’une logistique adaptée pour fournir des clients légers rapidement aux employés restés à domicile. Ce n’est qu’un exemple, mais qu’on ne s’y trompe pas, un plan de continuité suppose d’abord de répondre à la question : comment mes employés continuent d’accéder à leur outil de travail, donc au système d’information. Les meilleurs des BCO à venir pourraient bien être les plus grands experts de l’accès.
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