Rationalisez vos processus informatiques, en adoptant les techniques et les technologies utilisées par les plus grosses infrastructures en nuage en les appliquant à vos propres ressources informatiques internes.
 |
Malgré les avantages économiques certains offerts par l’informatique en nuage, la plupart des entreprises hésitent encore aujourd’hui à franchir le pas et continuent à exploiter leur propre infrastructure informatique. La raison en est simple : les services en nuage exigent pour l'instant de coûteuses adaptations d'applications ou ne parviennent pas à garantir la sécurité, la confidentialité et la disponibilité attendues par l’entreprise pour ses applications critiques. |
Simon Crosby, CTO de Citrix, explique pourquoi l’entreprise doit désormais méditer l’essor du cloud computing et automatiser significativement ses propres processus informatiques afin de profiter rapidement d’une réactivité et d’une disponibilité accrues. Pour lui, l'entreprise doit avant tout se concentrer sur la mise en place d'un "nuage interne" capable d'offrir aux différents départements l’informatique comme un service.
La crise actuelle ayant pour effet une diminution drastique des différents budgets, le phénomène émergeant du cloud computing apparaît de plus en plus comme une alternative alléchante, garante de réductions significatives des dépenses informatiques. Il permet à l’entreprise d’externaliser efficacement la gestion de tous les processus complexes et non stratégiques.
En s’appuyant sur l’évolutivité extraordinaire et sur les hauts degrés d’automatisation de services tels que EC2 (Elastic Compute Cloud) d’Amazon ou Azure Services Platform de Microsoft, les développeurs et les directions informatiques bénéficient de modèles de tarification « à l’utilisation » tout en s’évitant la lourdeur de gestion d’infrastructures internes à l’entreprise. Le prix d'utilisation d'une application professionnelle sous la forme d’une machine virtuelle sur Amazon EC2 démarre à 0,10 dollar par heure de machine virtuelle. En fin de mois, c’est près de 75% du budget de gestion des serveurs internes qui peut ainsi être économisé. De nombreux autres fournisseurs commencent à proposer des services adoptant ce modèle.
Aucune infrastructure d’entreprise statique ne peut rivaliser avec les avantages offerts par une infrastructure en nuage open source. Avec l’infrastructure en nuage, à nombre de serveurs égal, l’entreprise emploie jusqu’à deux fois moins d’administrateurs. Cependant, aucune infrastructure en nuage ne peut actuellement garantir les niveaux de service, la sécurité ou la disponibilité demandés par l’entreprise. Pire : aucune des applications intégrant des données soumises aux différentes réglementations sur la confidentialité ne peut pour l’instant être confiée à une infrastructure en nuage.
Les directions informatiques sont donc confrontées à un cruel dilemme. D'un côté des budgets d'investissement et d'exploitation qui se réduisent, et de l'autre une exigence de transparence accrue, de meilleures justifications des dépenses informatiques et de réactivité plus grande pour s’adapter à l’évolution constante des besoins.
Bâtissez votre propre infrastructure en nuage, votre nuage privatif Pour l’entreprise qui cherche à rationaliser ses processus informatiques, la solution est pourtant simple : il lui suffit de mettre en place sa propre infrastructure en nuage, pour offrir l’informatique comme un service, via une architecture automatisée en libre-service d’une simplicité d’emploi enfantine. En adoptant les techniques et les technologies utilisées par les plus grosses infrastructures en nuage et en les appliquant à leurs propres ressources informatiques internes, les directions informatiques transforment rapidement un environnement statique en une infrastructure à la fois productive, rentable, réactive, sécurisée et transparente.
Dans un contexte qui voit les budgets informatiques se réduire, les directions informatiques doivent s’attendre à ce qu’on leur demande de justifier pleinement le coût de possession de tout nouveau projet. Ces directions devront justifier les ressources consommées par chaque application ou département de l’entreprise. Les investissements en infrastructures informatiques sans lien direct avec le cœur d’activité de l’entreprise seront désormais systématiquement refusés. Or, les fonctionnalités les plus attractives du modèle de cloud computing, le libre-service et la facturation « à l’utilisation », représentent un atout énorme pour l’entreprise, qui peut se doter ainsi d’une informatique totalement rationalisée et orientée service. Mais comment y parvenir ?
Si elle se veut véritablement efficace, toute infrastructure interne en nuage doit s’articuler autour de quatre composants de base : une infrastructure agile, une couche de gestion des charges dynamique et automatisée, un portail sécurisé en libre-service qui garantit l'accès aux ressources informatiques en fonction du rôle de l'utilisateur, et un système de mesure capable d'offrir aux DSI un véritable suivi de la consommation des applications et divisions de l'entreprise.
La virtualisation, ou l'agilité assurée Bien qu’il soit possible d’utiliser une infrastructure interne en nuage dans laquelle les charges s’exécutent de façon native sur l’infrastructure, les avantages offerts par la virtualisation (en termes de réactivité, d’utilisation, de disponibilité et de simplification du provisioning) sont tels qu’il est évident que la plupart des infrastructures internes en nuage s’appuieront sur les technologies de virtualisation. De plus, la maturité des produits d’infrastructure virtuelle proposés aujourd’hui sur le marché, associée aux performances extraordinaires des plates-formes modernes de virtualisation basées sur les architectures serveurs multi-cœurs rend caduque toute interrogation de la part des directions informatiques quant au bien-fondé de la virtualisation elle-même. La virtualisation doit tout simplement être perçue comme une extension naturelle des capacités de base des systèmes et comme une propriété émergente de la loi de Moore. Grâce à la dissociation des liens existant entre les données, les configurations et le matériel physique, le datacenter d’entreprise devient plus agile et plus efficace, garantissant une mise à disposition d’applications plus rapide, de plus hauts degrés de disponibilité et une meilleure utilisation des ressources informatiques.
Les charges sont instantanément provisionnées sur des serveurs virtuels (ou même physiques) une fois encapsulées en format virtuel. Cette approche leur permet d’être très facilement transférées d’un datacenter à un autre (dans un contexte de reprise après sinistre) ou vers des infrastructures en nuage externes (pour tirer profit des avantages d’évolutivité et de coût offerts par les grosses infrastructures en nuage). Mettre en œuvre une architecture dont le composant principal est une charge virtualisée est un gage de réactivité absolue et permet à l’entreprise de tirer un profit optimal des structures en nuage internes comme externes. En fait, Gartner prédit que les implémentations hybrides de ce type représenteront d'ici 2012 une part significative des investissements consentis en faveur du cloud computing (Predicts 2009 : Cloud Computing Beckons, 17 December, 2008). L’infrastructure en nuage interne présente un énorme avantage : il est inutile de modifier l'architecture générale ou les processus de sécurisation autour d’un nuage interne réactif et centré sur les services, alors qu’il est aujourd’hui impossible de garantir la sécurité, la disponibilité ou les niveaux de service d’une infrastructure en nuage externe.
Une tarification des ressources et des mesures très précises L’infrastructure en nuage interne doit impérativement fournir des mesures détaillées permettant aux directions informatiques d’imputer l'utilisation des ressources aux différentes entités de l’entreprise. Les données fournies doivent être suffisamment précises pour permettre une analyse complète : elles doivent permettre de déterminer l'utilisation détaillée des ressources par application et par entité de l’entreprise. Munies de ces informations précises, les directions informatiques peuvent alors pleinement justifier n’importe quel projet.
La complète automatisation du cycle de développement et de test des charges applicatives de l’entreprise est facilement réalisable : il suffit d’offrir aux développeurs un accès en libre-service aux fonctionnalités de gestion du cycle de vie des charges virtualisées. L’accès basé sur la fonction permet de s’assurer que l'utilisation des ressources demeure gérée de façon appropriée et que celles-ci sont correctement allouées aux différents groupes. Les utilisateurs peuvent tester les charges soit de façon interactive, soit de façon autonome. Lorsque les résultats des tests sont jugés satisfaisants, ils peuvent soumettre directement les charges mises à jour à l’approbation en ligne de leur hiérarchie, avant mise en production.
Le cloud computing bénéficie d’un potentiel énorme de transformation de l’externalisation et des services informatiques. Mais c’est à chaque entreprise, en fonction de son environnement, que revient la charge de déterminer le bon équilibre entre infrastructure en nuage interne et utilisation efficace de services fournis par des prestataires extérieurs. Celles qui adopteront le cloud computing doivent se souvenir que la sécurisation des données stratégiques demeure en tout état de cause de leur responsabilité, et non de celle des fournisseurs de services. De même, il leur sera nécessaire d’établir des politiques précises de niveau de service afin de préserver la fiabilité et la disponibilité d’une technologie désormais à l’extérieur de l’entreprise.
Dans le contexte de récession actuel, l’entreprise doit prêter une attention extrême aux économies qu’elle réalise et aux risques opérationnels qui les accompagnent. Elle doit s’assurer que son implémentation hybride d’infrastructures en nuage lui offre véritablement le meilleur des deux mondes. Les directions informatiques devraient avant toute chose commencer par adopter des technologies de type EC2, qui garantissent à la fois des économies et une tarification en fonction de l'utilisation des ressources. Ces technologies transforment les départements informatiques en services dynamiques, capables de justifier et d'imputer la consommation en ressources de chaque entité de l'entreprise, et réceptifs aux besoins business. |